La banque

Pour jouer à la banque, on emploie un jeu de 32 cartes.

Ordre de valeur des cartes

L'as est la plus forte carte. Les autres se suivent comme à l'ordinaire.

Nombre de joueurs

Il est quelconque. On est, toutefois, assez nombreux.

Désignation du donneur et genre de donne

Le donneur prend ici le nom de banquier.

Avant la distribution des cartes, le banquier dépose une somme établie d'avance par les joueurs. Il a le droit, au cours de la partie, de mettre d'autres sommes, si la première est enlevée par les joueurs. Mais ces sommes qu'il ajoute ne doivent pas être inférieures aux précédentes.

Le banquier mêle le jeu et fait couper par le premier joueur de gauche. Il donne trois cartes à chacun, mais une à une.

En distribuant, le banquier peut retourner une carte, mais le joueur auquel cette carte doit s'adresser refuse ou non le coup, cela immédiatement ; sans quoi il est considéré comme acceptant ce coup.

Manière de jouer

Ayant annoncé la somme qu'il met dans le jeu, chaque joueur demande une carte qu'il met au jeu contre la banque.

Si son jeu est insuffisant, il fait le minimum fixé. Son coup est plus ou moins important, selon la qualité de son jeu. Il a le droit de jouer à lui seul tout ce que le banquier a mis sur la table. Les gagnants prélèvent l'enjeu qu'ils ont fait. Les perdants versent l'enjeu qu'ils ont également fait.

Le banquier peut donner trois coups de cartes. Vient ensuite le premier joueur à sa droite, quand il a pris la somme qui reste sur la table.

Comment la partie est gagnée ou perdue

Lorsque l'enjeu fait est atteint, le joueur qui l'a fait le prend sur la masse qui est sur la table. Il a gagné et les autres joueurs, qui ont perdu, doivent au con­traire verser l'enjeu qu'ils ont fait.

Lorsque la masse est enlevée, le banquier la refait autant de fois qu'il est nécessaire. Il doit donner trois coups de cartes, puis il cède son rôle au premier joueur de droite, dès qu'il a ramassé cc qui reste sur la table. Le joueur (le droite devient alors banquier et il procède comme le premier. Chacun est donc banquier à son tour.