Boston

Pour jouer au Boston, on emploie un jeu de 52 cartes.

Ordre de valeur des cartes et points qu'elles représentent

Valet de carreau, carte la plus haute.
As, roi, dame, valet (sauf de carreau), dix, neuf, etc. jusqu'au deux.

Nombre de joueurs

Quatre.

Désignation du donneur et genre de donne

Un joueur quelconque divise le jeu en quatre paquets et en remet un à chacun des joueurs qui y cherche le valet de carreau. Celui qui l'a trouvé est chargé de distribuer les cartes.
Il reçoit la mise des trois partenaires, celles-ci étant la moitié de ce qu'il verse lui-même, c'est-à-dire huit fiches. Les autres joueurs mettent donc quatre fiches sur la table.
Le donneur fait couper à un joueur de gauche et distribue en commençant par la droite. Il donne les cartes une à une ou plusieurs à la fois, indifféremment. Chaque joueur doit être en possession de 13 cartes.

Atout

La dernière carte retournée par le donneur, après la distribution à raison de 13 chacun, représente la couleur de l'atout. Face visible, elle demeure sur la table, tant que personne n'a joué.

Le boston

C'est le valet de carreau, carte la plus haute, dans ce jeu. Toutes les cartes de la couleur de celle retournée par le donneur sont des atouts. Il peut donc y avoir quatorze atouts, c'est-à-dire treize cartes de la couleur de celle retournée, plus le valet de carreau ou boston qui le remporte sur toutes les autres.

Manière de jouer

Le premier en cartes, placé à droite du donneur, prend d'abord la parole. Il examine son jeu et s'il juge qu'il peut faire cinq levées, il prononce : « Je demande », en posant sur la table une carte dos en dessus, qu'il ne nomme ni ne montre. Mais il annonce qu'il joue en belle ou en petite.
On appelle belle la couleur de la carte retournée par le donneur après la première distribution. Après la deuxième distribution, et les suivantes, la couleur de la dernière carte retournée par le donneur est la petite.
Si, par hasard, à une distribution quelconque, la même carte est retournée, elle demeure belle.
Quand un joueur a dit : « Je demande », un autre dit : « Je soutiens » si, après examen de son jeu, il espère compter sur trois levées. Les deux joueurs, celui qui demande et celui qui soutiens, s'entendent donc pour réaliser huit levées, qui gagnent la partie.
Mais, s'ils né font pas ces huit levées, ils font ce que l'on appelle la bête. Ils payent aux deux autres joueurs ce qu'il leur aurait revenu s'ils avaient faits huit levées.
On peut continuer après huit levées et en réaliser un nombre supérieur. On a droit alors à un nombre de fiches correspondant à ces levées supplémentaires.
D'après son jeu, le joueur qui demande peut espérer faire huit levées sans être soutenu. Il réclame alors son indépendance.
S'il réussit les huit levées dans les conditions inclues, il a droit à l'enjeu et, de plus, à dix fiches remises à lui par chacun des joueurs.
S'il ne réussit pas les huit levées, il remet dix fiches à chaque joueur et double l'enjeu placé au milieu de la table, dans une corbeille.
Un joueur peut faire la demande en misère. Elle consiste à ne réaliser aucune levée et elle annule atouts et bostons, qui n'ont plus aucune valeur. Si le demandeur en misère gagne, il prend l'enjeu et reçoit de chaque joueur le nombre de fiches déterminé d'avance. S'il perd, il doit doubler l'enjeu et donner aux partenaires ce qui lui reviendrait s'il avait gagné.
Le joueur qui est en possession du boston reçoit deux fiches de chacun des joueurs. Ceci s'appelle payer l'honneur.

Comment la partie est gagnée ou perdue

La partie est gagnée quand le joueur qui demande et celui qui soutiens, ont réalisé huit levées.
Le joueur qui demande peut, à lui seul, réaliser ces huit levées, dans quel cas il a gagné. Mais il n'a le droit de le faire que s'il réclame son indépendance. (Se reporter d'ailleurs à la manière de jouer.)